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Ô Lucy

 

Lucy, ma petite mère éthiopienne
Pour qui je n’ai envies œdipiennes
Mais un très profond respect australopithèque
Je te dois à vie, ma vie de blanc bec

Lucy, mon ancêtre, énième grand-père
Qui tenait à peine sur ses pattes arrières
T’aimait pour ton gracile petit physique
Gracieux de derrière métaphysique

Lucy, tu vois, plus de trois cent millions d’années.
Nous sépare d’une chute qui t’a cannée
Et m’a laissé orphelin comme une bête
Te chantant mon amour à en perdre la tête

Lucy, je n’ai pas appris dans les écoles
L’étreinte de tes longs bras arboricoles
Il m’a fallu grimper à notre arborescence
Pour être enlacé de leur quintessence

Lucy, les yeux fermés, je te trouve au top
Pourquoi avons-nous détruit ton biotope
En nous enfermant dans de modernes zoos
Où je te crie mes regrets de Roméo

Lucy, Lucy, Lucy, je t’ai dans la peau,
Lucy, Lucy, je le chante haut à tes os (bis)
Je sais, tu dois me trouver bien rebutant
Mais, Mémé, l’amour abolit laideur du temps

Lucy, Lucy, Lucy, Je t’ai dans la peau,
Lucy, Lucy, je le chante haut à tes os (bis)
Je sais, tu dois me trouver bien rebutant
Mais, Mémé, l’amour abolit laideur du temps

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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