Haïkus

Haïkus de quelques pluies

 

Elle ne délivre
Au lit avec un bon livre
Au chaud peu m’en chaut

Les soirs de bile
Elle luit sur nos asphaltes
La pluie des villes

Y flotte, y drache
Si par chez vous, y pleut moche
Plus belle en boche (Es regnet)

Trempés pour trempés
Rions-nous de la trempée
Marcheurs exaltés

Tout nu sous la pluie
La douche sensorielle
Tombe du ciel

En cirés et bottes
Récolter dans la barbotte
D’un temps à la noix

Elle manque, Mec
Dans le moule pète sec
Du salariat

En saison absente
Son espoir ravine
Les visages de l’attente

Prions le ciel
La pluie manque aux fleurs
Paradis pleure

Notre cerveau végétal
En mouille coïtale
Revit à la pluie

Apres son passage
Comment oublier son grain
Humide des âges

Petit crachin couche
Avec sainte-nitouche
De très bonne trempe

Diluviennes, mortelles
Ses eaux portent la dèche
De l’enfer qui sèche

Elle donne la vie
Aux nuages en folie
De pareidolie

Ni blanche ni noire
Elle grise moches poires
Des aigris racistes

Eaux pures de table
Cherchent des hommes potables
En connaissez-vous

Naître et renaître
De la dernière pluie
Sans un parapluie

Trop ou pas assez
En finir de croasser
Jamais de la pluie

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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