texte en prose

Ma trogne sur Facebook

Voilà, j’ai eu envie de prendre le risque de faire traverser pour la première fois le mur à ma trogne. Je vous propose ci-dessous un texte en cht’i très connu qui réveille en moi des sonorités que j’ai connues entre les âges de trois et sept ans lors d’un morceau de vie à Lens. Je n’ai plus entendu son vieux patois depuis soixante ans. Je vous prie donc d’être doublement indulgent. C’est bien évidemment « Dors min p’tit quinquin ». Écrite en 1853 par Alexandre Desrousseaux, la berceuse – son titre original est « L’ canchon dormoire » – a servi aussi de marche militaire aux soldats nordistes partant casser du prussien en 70 et d’hymne populaire de la ville de Lille, sonné encore par le carillon du beffroi de la chambre de commerce.
Je ne vous la chanterai pas en berceuse et encore moins en marche militaire (70 ; 14 ; 40 ; Cela suffit !) mais vous la réciterai, car il me semble que trop de versions chantées ont écrasé les nuances parodiques de paroles dévoilant l’ intimité attachante de la vie d’une ouvrière mère célibataire au milieu du 19ème siècle.
Mes restes de cht’i sont minces. Il ne s’agit ici pour moi que de rendre hommage comme je peux aux gens du Nord d’une petite enfance heureuse.
Je compte donc sur les cht’is, notamment sur Anne et Janine, pour corriger les passages où je suis particulièrement dans le brin.

6 mai 2020

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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