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Holzwege

 

Les chemins s’arrêtant au milieu des bois
Avais-tu eu tort de les avoir empruntés
Et de t’y perdre comme dans un jeu de l’oie
Dont serait gommée la case appointée

N’étaient-ils que des profondes fausses routes
Pour les trajets linéaires rationnels
En peurs du recul interdit de la déroute
Face aux durs culs-de-sac émotionnels

Pourquoi avais-tu craint ces fausses pistes
À en gueuler pire qu’orphelins gorets
Alors qu’elles te laissaient choix zadiste
De retourner à l’orée de la forêt

Ne menaient-ils pas ton pas intérieur
Vers le rangement des brûlantes bûches
Qui contourne l’incendiaire bousilleur
Et éteint la répétition des embûches

Ces chemins perdus, pouvais-tu aussi les lire
Dans les cycles de tes changements en ferments
Où cheminaient l’errance de tes délires
Vers une échappée de leurs enfermements

Ces voies exposées au péril de l’erreur
Ne cherchaient-elles pas ton âme étoilée
Par les impasses de l’histoire des terreurs
Et la paix en retrait toujours renouvelé

Ô Holzwege, au cœur de la forêt
D’une nature de ses hommes dévastée
Par seule vérité de ses intérêts
Répondez à notre sylve surexploitée

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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