texte en prose

La France qui se donne

 

L’année 1917, considérée par les historiens comme une année « terrible » à l’échelle mondiale, n’a pas épargné l’île d’Yeu au croisement du trafic maritime et de la guerre sous-marine à outrance. Ainsi, lors de cette seule année une trentaine de navires, dont trois bateaux de pêche ilais, a été coulée par les torpilles des U-boots ou les mines allemande aux abords de l’île.
Mais, la tentative de sauvetage tragique en janvier 1917 de l’équipage norvégien, de l’un d’entre eux, par le canot de sauvetage est restée
le souvenir le plus marquant et le plus douloureux de cette année-là dans la mémoire de l’île vendéenne. Durant trois jours, le canot à rames dériva en subissant une tempête de sud-est et des températures glaciales pour finir par s’ échouer sur la côte finistérienne près de Nevez. Cinq hommes d’équipage et six marins recueillis moururent. Un monument en commémoration des sauveteurs a été érigé depuis au milieu de la « place de la Norvège » à Port Joinville. Une sculpture naïve sur l’une de ses faces représente le dos d’un homme dont les bras enlacent le bas de celui d’une Marianne qui le sauve des eaux, la tête sur son bas-ventre pouvant aisément laisser imaginer en pays pourtant catholique un frénétique baiser de remerciement…
Mon esprit potache s’égare …
Je voulais simplement vous dire que j’aime cette France qui se donne sans se poser de questions aux hommes perdus dans les endroits terrifiants de notre monde.

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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