texte en prose

Abyssus abyssum invocat

 

En sixième, alors que j’étais un gamin hyper actif, sportif, rêveur, et gaucher dyslexique, il m’a fallu apprendre un peu de latin alors que je me débattais avec le français …
Qu’elles m’ont été parfois pénibles ces années de scolarité où les mauvaises notes pleuvaient ! . Mais je ne regrette pas le détour par le Latin qui m’a permis, entre autres, de m’améliorer beaucoup plus tard en français.
Parmi les multiples raisons qui plaident pour une initiation au Latin, j’en retiendrai une qui pour moi relève de l’évidence :
Le latin offre au présent un formidable plateau de pensées concentrées.
Prenons un exemple. Lorsque il m’arrive de me faire et de refaire une petite dissertation sur un sujet qui devrait tous nous préoccuper, me revient du fin fond de mon enfance deux expressions latines, «Jus ad bellum» qui pose la question des raisons justes d’entrer en guerre, et « Jus in bello » qui pose celle des manières juste de faire la guerre.
En six mots, j’ai mon plan en deux parties d’où se déclinent tous les arguments.
Si le pacifiste que je suis devenu n’a pas de difficultés à réfuter ceux du « Jus ad belljum », je vous avoue que j’ai souvent commis l’erreur de ne pas contester quelques-uns du « Jus in bello » …
Et pourtant, si l’erreur est humaine, l’entêtement (de son erreur) est diabolique. En cinq mots latins «. Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Il suffit d’une seule arme

Il a suffi d’une seule arme
Et le sang a coulé en silence
A l´instant où tu m’as dit tristement :
« Jus ad bellum credo »
Une arme, une seule a suffi
Et soudain j’ai réalisé
Que je ne voulais vous quitter
Ni demain ni jamais
Je ne voulais pas croire
Qu’elle viendrait comme ça
Tout près de moi
Elle était si loin
Mais son œuvre a changé ma vie
Une arme, une seule a suffi
Il suffit d’une seule arme
J´ai compris sans plus attendre
Qu’elle tuait depuis longtemps
Je ne voulais pas croire
Qu’elle viendrait comme ça
Tout près de moi
Elle était si loin
Mais son œuvre a changé ma vie
Une arme, une seule a suffi
Il suffit d’une seule arme
Lorsque je t’ai répondu tristement :
« Jus in bello credo »
Et la vie a laissé place à l´instant
Au rictus de la sale mort
De ma sale mort…
De notre sale mort…

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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