Moqueries

Colère divine

 

Alors que je dormais sur le tard avec elle 
Sa tempête me réveilla dans la frayeur
Pourquoi, vieux bonhomme superficiel
As-tu donc couché si longtemps ailleurs

Tu as négligé l’enfant coureur de grèves 
Me dit-elle, dans de terrifiantes surventes
À qui j’ai donné tout mon monde de rêves
Prends donc mon cauchemar d’épouvante

Tu as oublié ton premier grand désespoir
Pourtant, je l’avais anesthésié en chagrin 
Par l’un de mes visages dans ta nuit noire
Prends donc dans la poire, l’un de mes grains

Tu as abîmé les sens de ton équilibre
Je t’avais appris à lire dans mes vagues
Les passages où se faufile l’homme libre 
Prends donc ma vengeance qui divague

Tu n’as pas assez regardé mes saisons 
Pris le temps de t’enraciner dans mes nuances 
Pressé de te servir de moi en cueillaison
Prends donc ma colère contre tes béances

Elle a continué à gueuler toute la nuit
Contre mes trahisons de vieux mec des villes
Malade de sa cosmologie de Kiki
Si elle continuait comme cela, j’étais cuit

Au petit matin, elle m’a enfin souri 
Malgré les quelques verres de whisky
Je me suis senti plus jeune et moins vil
La nature est une sacrée souris

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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