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Hommage à notre père.

 

 

Ecrire me semble  présentement faire une ascension en recherche de l’autre côté d’une promesse d’ailleurs, avec des semelles de plomb, les yeux embués …

Pourtant, j’ai besoin de m’accrocher à la gouttière de l’écriture pour avancer.

Pardon d’être encore trop accablé pour faire semblant d’être léger. J’aurai aimé ne pas m’épancher en m’apitoyant sur moi-même et vous déclamer droit dans les yeux un poème jaillissant sous forme ciselée d’alexandrins et de rimes entrecroisées, dans une filiation d’hommage à ceux de mon père.

Mes mots seront comme je le suis, lourd, très lourd, au point de le savoir, et d’écrire lourdement quand même !

 Notre père préférait les parts de mystère et de secret de l’autre à ce que l’on disait de lui en l’encerclant dans un « en soi ». Il détestait être enfermé.      

Pour le dire autrement, il préférait sans conteste la pudeur, les regards, les mouvements presque imperceptibles et la liberté des silences aux bavardages. 

Je suis d’autant plus désolé de ne pouvoir me taire. 

Mais je vous avoue qu’il m’est aujourd’hui difficile d’avoir le courage des seuls silences respectueux des êtres.

Et, peut-être par lâcheté, j’ai besoin devant vous de placer mon père sous les mots d’un purgatoire, pour amortir la douleur de sa disparition, en prenant le risque de prendre emprise sur lui, lui qui détestait se soumettre.  

 « Tu ferais un très bon curé », se moquait de moi notre père, lorsque j’étais gamin, histoire de me dire que mes efforts verbeux contestataires relevaient des maux dominants, d’une logomachie qui ne valait pas un silence…

Mais, je ne suis pas hélas comme lui un très bon aquarelliste des fenêtres ouvertes sur les non-dits éloquents et libres… 

Enfin, j’en arrête là avec les excuses. Notre père avait choisi d’échapper aux dires et aux cérémonies des religieux. Il nous a laissé la place libre pour faire du mieux que nous pouvons dire ! Allons-y ! 

***** 

Permettez-moi donc de commettre l’erreur d’écrire en m’aidant – Ce ne sera, pour notre père qu’un très bref double purgatoire ! – de quelques phrases de Martin Gray qui pour les plus catholiques d’entre vous ne vaudront peut-être pas toutes les messes, mais présenteront pour tous l’avantage certain d’être beaucoup plus courtes. 

« Etre fidèle à ceux qui sont morts, ce n’est pas s’enfermer dans la douleur…

C’est les faire vivre avec nous et transmettre leurs visages et leurs voix, leur message, aux autres, à un fils, à un frère ou à des inconnus. Aux autres, quel qu’ils soient. Et la vie tronquée des disparus, alors germera sans fin ». 

Etre « fidèle » à notre père, c’est d’emblée, je le crois, être respectueux de sa fidélité à sa femme. 

Notre père nous laisse une très belle réponse à une question fondamentale : qu’est-ce que la fidélité ?

A l’évidence, la rencontre avec notre mère, puis le choix et les années avec elle ont été la grande chance et la grande réussite de la vie de notre père. 

La fidélité était pour lui un principe d’action avec lequel il ne badinait pas. 

Elle était surtout pour lui une affaire de délicatesse.

Notre père ne voulait pas abîmer une capacité heureuse et généreuse à aimer dans la continuité d’une histoire unique et particulière de proches qui se donnent.

 Je vais essayer de vous le dire sous forme moins « baratineuse ». 

Lorsque notre père a eu son malaise, avant d’être opéré pour l’opération de la dernière chance, il m’a dit ce qu’il disait à tous, que « cela sentait le sapin ». Je lui ai répondu que c’était normal étant donné qu’il était proche de Noël (pour ceux qui ne le savent pas parmi vous, notre mère se prénomme Noëlle). C’était une réponse en réponse de plaisanterie (notre père se plaisait parfois à me dire parfois lors de discussions politiques que je ne pouvais faire moins que de voter pour Noel Mamère). 

Sur le fond, j’ai eu envie de lui dire dans un sanglot qu’il avait réussi avec notre mère une relation exceptionnelle, confectionné avec elle durant des décennies un énorme paquet cadeau unique, de solidarité, de générosité, de gentillesse, d’effort, de sensualité, d’intimité, en un mot qu’il ne prononçait pas car tellement vrai dans son intimité et galvaudé à l’extérieur, d’amour, et qu’après cela, il pouvait bien partir tranquille… 

La fidélité, c’est souvent difficile, des moments de doute, des sacrifices, des situations pénibles comme le port d’un attelage, l’impression de tourner en rond avec une même personne devenue fade, l’envie de regarder et d’être regardé ailleurs…

Le divorcé que je suis sait ici de quoi il vous parle.

Notre père, je le crois, nous donnait dans sa peinture une réponse implicite (il n’était pas démonstratif !) à l’ennui du couple et à son basculement possible et moche dans la négation de l’autre, et ce, particulièrement, je le crois, dans la peinture de ses très nombreuses barques en couple. 

Regardez-les attentivement. Elles se ressemblent toutes, mais sont toutes différentes, car elles ne sont jamais regardées et peintes de la même manière, comme si l’on pouvait trouver dans cette vieille barque partenaire avec laquelle on fait couple la jouvence infinie de la variation et de la variété des éclairages ! 

Je crois que cela lui aurait fait plaisir que je souhaite en ce moment à ses petits-enfants d’avoir le bonheur de « s’embarquer » dans des histoires de vie sentimentale aussi « approchantes » que la sienne avec notre mère. 

Celui qui se faisait appeler « Grand Père » par ses petits-enfants ainsi que par tous les enfants – il était devenu belle figure emblématique du grand-père ! -  n’était pas homme des mots d’ordre, des messages sociaux, des lignes politiques. 

Il n’était jamais sur l’essentiel, dans la déclaration, dans l’argumentaire, dans l’exposé d’une conviction, dans le raisonnement ou dans la persuasion. Il détestait les politiques de communication, les mots à la mode, les inflations verbales, si ce n’est pour s’en moquer. 

Il aimait simplement sa femme, ses enfants, ses petits-enfants et, je le crois, tous les enfants. 

Etre fidèle à notre père, c’est je le crois être fidèle aussi à un message simple de quelques mots qu’il n’a jamais dit – pardon pour la traduction – mais qui, je le crois, a guidé toute sa vie : 

-        Les enfants d’abord. 

Je ne le commenterai pas plus. J’en ai trop dit et je ferai comme lui. Une évidence ne se perd pas en discussions avec des … 

-        Les enfants d’abord.

-         Silence.

 

« Ce n’est pas s’enfermer dans la douleur ».

 Notre père, ne le cachons pas, a été au cours de sa vie, à de nombreuses reprises, confronté à la douleur et à l’enfermement de la souffrance. Mais il y a résisté, ainsi qu’à des mauvaises échappatoires, sans céder. Parfois, je le crois, davantage pour nous que pour lui. 

Notre père redoutait de laisser notre mère seule, la souffrance physique, la déprime, l’hôpital, mais il n’avait pas peur d’en terminer avec son passage sur terre. En ce sens, pour moi, notre père, le vieux monsieur, le parent, le grand père, nous a donné à la fin de sa vie, une belle leçon d’ouverture d’un « savoir mourir » sans peur pour soi, enseignement pour lequel toute l’histoire d’une longue vie, avec ses hauts et ses bas, vaut bien la peine d’avoir été vécue. 

Nous ne nous enfermerons pas dans la douleur car notre père voulait nous affranchir des siennes et ne craignait pas sa mort. 

« C’est les faire vivre avec nous ». 

Enfant, j’ai beaucoup reçu du jeune père qu’a été notre père  Mes enfants doivent beaucoup à notre père de ce que j’ai eu le bonheur d’essayer de leur donner. 

J’ai toujours beaucoup appris à son contact. Y compris durant ses derniers jours, notamment en lui lisant les bouquins de Vincenot qui relatent le temps où les sociétés ne reléguaient pas les vieux dans des maisons de vieux… 

Permettez que je n’en dise pas plus ici pour laisser infuser ses apports comme du bon thé dont il était grand amateur. 

D’ une certaine manière, ce que j’ai reçu et appris de notre père vivra en moi.

 Mais « les faire vivre avec nous ! » de Martin Gray me semble consigne bien difficile à réaliser avec notre père, car, vous le savez bien, notre père était doué pour tout ! Il recelait tant de talents humains, intellectuels, littéraires, artistiques… 

Nous qui l’avons connu ne serons pas de trop ! 

Notre père avait pour qualité, entre bien d’autres, de ne pas apprécier les panégyries. 

Je la respecterai en évoquant son inaptitude totale, redoublée par son désintérêt complet aux arts de la table, ses capacités à chaque élection à s’efforcer de voter pour le plus crétin et minoritaire des politiciens quand il ne bourrait pas son enveloppe de petites fleurs au point de pas savoir comment la faire passer discrètement dans l’urne. Mais, c’était bien évidemment avant que le vote écologique ne soit à la mode ou qu’il me le conseille pour le plaisir de la boutade (Noël Mamère, voir ci-avant !). Pas question d’ailleurs pour lui de sacrifier à la moindre mode ! 

S’il croyait en la mère Noëlle, pardon Maman pour cette familiarité facile, il ne croyait pas au père Noël. Ce n’est pas un défaut, mais peut être me l’avait-il fait comprendre un peu tôt lorsqu’il était venu me réveiller un matin de Noël, il y a plus de cinquante-cinq ans, en me disant l’air faussement contrit qu’il était vraiment désolé pour moi mais qu’il ne savait pas ce que j’avais fait pour que le père Noel m’apporte ce qu’il me donnait à voir dans mon pot de chambre, à savoir, un magnifique étron sculpté par ses mains d’artiste dans du panier crèche…

 J’ai vraiment aimé être dérangé par l’originalité de notre père, sa dimension farfelue, anarchiste. 

Notre père ne prenait pas non plus toujours la mesure d’un écho en interrogations ou vexations possibles de ses propos parfois d’autant plus iconoclastes qu’ils perforaient ses silences d’homme réservé, mesuré et cultivé. 

Il pouvait atteindre les limites de la psychologie de sa sœur aînée (comme moi, il n’était pas excellent en matière de psychologie d’une sœur !) en ne comprenant pas pourquoi elle ne trouvait pas drôle qu’il lui dise que je lui ressemblais, avec un peu moins de moustache, alors que j’étais adolescent… 

Il pouvait, autre exemple d’incongruité, dire qu’il avait été gaulliste pendant toute la guerre et pétainiste à la Libération et ne pas comprendre l’effet de déclaration sur les convictions gaullistes d’un interlocuteur en résistance.

Il pouvait affirmer à une vieille dame chrétienne fière de lui dire qu’elle avait 14 frères et sœurs que son père devait être catholique ou alcoolique, voire les deux, et ne pas comprendre l’air chrétiennement interloqué de ladite vieille dame… 

Il avait souvent la franchise absolue en intention gentille d’un enfant timide et l’étonnement décalé de l’innocence enfantine face à leurs effets sociaux. 

Notre père n’avait pas renoncé à l’enfance. 

Notre père avait l’intelligence vive, rapide, et une mémoire d’érudit. Il pouvait tout apprendre très vite, si ce n’est que les autres n’avaient pas toujours ses capacités intellectuelles… 

Pour ma part, je crois que je l’ai un peu surpris en mettant des années et quelques claques à savoir que (a +b)2 est égal à a2+2ab+b2 et des décennies à ne pas retenir que Blanche de Castille, reine de France, a été la fille d’Alphonse VIII de Castille et d’Aliénor d’Angleterre, elle-même fille d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt et qu’elle fut donc la nièce du roi Jean sans Terre, qu’elle fut mariée au futur Louis VIII, fils de Philippe-Auguste, avec qui  elle eut douze enfants dont je vous ferai grâce de les nommer car bien entendu il va de soi que notre père les connaissait tous par leurs petits prénoms… 

Si notre père était très calé, il était aussi souvent décalé par rapport aux réalités de son temps. Trop ermite esthète au fond des bois (combien d’arbres a-t ’il planté sur son terrain à l’île d’Yeu ?) pour supporter le métro, le boulot alimentaire, et la foule dans la ville, mais pas assez pour se passer de sa femme et de ses enfants. Trop capable d’être simplement heureux pour vivre dans un monde compliqué. Trop ours pour le faire semblant des rôles sociaux. Trop sensible et gentil pour faire une guerre d’Algérie à 25 ans, puis s’enfermer dans le quotidien des sociétés post industrielles, lui qui ne pouvait respirer sans une fenêtre ouverte… 

J’ai beaucoup aimé les contradictions de notre père.  Elles étaient des fenêtres vers un monde où il suffit pour être heureux de déplacer quelques pierres, de peindre, et de s’occuper de la transmission de quelques arbres… 

Notre père tenait parfois aussi des propos excessifs, choquants, maladroits, provocateurs. Il n’appréciait pas les déclarations de bonne foi, les paravents d’humanisme, en déni de réalités ou des réactions primaires. 

Puis-je vous dire que certaines de ces positions m’irritaient de temps en temps ?

 Mais je savais que ses rejets apparents étaient faiblesses de surface, des protections d’un homme, sans aucun doute, sur le fond, bon, fin, sensible, pacifiste et gentil. 

En revenant sur le « faire vivre avec nous » de Martin Gray, je me permettrais une dernière petite critique en vous en disant qu’il me semble que notre père n’a pas été toujours très doué pour aider à la formation d’un « nous » entre ses trois enfants, un « nous », soit dit en passant, qui relève d’ailleurs de leurs seules responsabilités. 

« Pas très doué », cela ne veut pas dire pour moi que notre père n’aurait pas souhaité que nous nous entendions davantage. Il le souhaitait vraiment.  Permettez-moi de souhaiter simplement, pour nous, que nous puissions faire vivre ce souhait.

 

 « Et transmettre leurs visages et leurs voix, leur message, aux autres, à un fils, à un frère ou à des inconnus ».  

 

En ce qui me concerne, je trouve l’invitation de Martin Gray difficile, presque prétentieuse, car sait-on jamais vraiment ce que l’on transmet… 

En revanche, je sais que son souvenir me rappellera souvent  que je ferai mieux de préférer le respect des personnes à tout autre chose, l’honnêteté aux mauvaises compromissions,  les églises vides aux querelles de chapelle,  le spirituel au religieux,  la voie  à l’incarnation, l’intériorité aux prières  verbeuses, l’originalité aux stéréotypes, les nuances de la sensibilité aux martèlements du raisonnement, l’humour à l’ironie,  le quant à soi au chacun pour soi,  la contemplation  à la consommation ou à la frénésie d’actions, la lumière d’ une aquarelle nuancée aux images sombres et grossières, les faibles aux puissants, les ciels au terre à terre, le rester chez soi à une sortie sociale emmerdante, les arbres au béton,  la culture à l’argent, la simplicité aux représentations sociales, une formule crue à des périphrases trop cuites, un journal ou un  bouquin au rester à table avec un hors d’œuvre ou un dessert (et tant pis pour l’invité !), un bon camembert à des mets  sophistiqués, la pudeur à l’exhibitionnisme, la complexité et le paradoxal à la vulgarité, les mots croisés à la croisade des mots, l’authenticité d’un enfant aux relations sociales d’adultes conformes, le rire derrière la chute sur le derrière au trop sérieux  des médailles sur le devant …

Et j’arrête là la litanie car il préférait le silence à ce qu’il appelait des « parlottes » …

 

« Transmettre… à des inconnus, aux autres, quel qu’ils soient ».

 

Martin Gray affirme ici que la puissance de la vie ne peut, sans disparaître, se transmettre dans l’exclusion, Autrement dit, la transmission du message de l’être disparu doit, pour demeurer vivante, s’adresser à l’autre quel qu’il soit, c’est-à-dire à l’autre, aussi détestable et exclusif qu’il soit. Et Martin Gray, enfant juif du ghetto de Varsovie, en savait quelque chose, de « ces autres quels qu’ils soient »  

L’affirmation demande à mon avis parfois un courage et une patience à en désespérer de ne pas en pouvoir, mais il n’est pas interdit d’être libre de s’essayer à l’acceptation de l’autre. 

Pour ma part,  je voudrais simplement vous dire que  notre père m’a  appris à l’aimer non seulement pour ses qualités, mais aussi avec ce qu’il a bien voulu dire ou plutôt laisser deviner de ses faiblesses, de ses mystères, de ses secrets d’ esthète, de ses contradictions, de ses désarrois, de ses défauts, de ses complexités et dualités d’homme à la fois fort et fragile, sévère et gentil, contemplatif mais sachant agir quand il le fallait, exigeant et drôle, timide et imposant, autoritaire et libertaire, orgueilleux et modeste,  heureux et parfois si malheureux de vivre, traditionnel mais marginal, doux et capable de grandes colères, grand clopeur et respectueux de son physique d’athlète, indépendant, solitaire et sensible aux personnes, traditionnel et créatif, bon  médecin malgré lui,  réservé mais ouvert sur le monde et curieux… 

Et je ressens aujourd’hui que « ce sacré personnage » m’aidera encore à aller davantage vers l’autre tel qu’il est, dans toutes ses complexités et non, ce serait trop facile, simple, et inintéressant, tel que le réalisateur de western qui est en moi voudrait qu’il soit… 

Merci notre père d’avoir été ce que tu as été. 

Je voudrais terminer en évoquant un souvenir. 

Je me souviens d’avoir dit à notre père, il n’y pas très longtemps, que les morts étaient pour moi vivants du souvenir qu’ils laissaient aux vivants. Il m’avait fait silencieusement comprendre alors dans un mouvement de sourcils, la tête de biais, en haussant les épaules que ce que je lui disais était insuffisant et ne méritait même pas d’y répondre autrement !

Autrement dit, il m’avait fait comprendre que la vie et la mort n’avaient pas grand sens pour lui sans l’intuition d’une réponse divine qui nous transcende davantage…

Une autre fois, notre père m’avait demandé très doucement, en me le demandant notamment pour toi, Bastien, de – je cite sa formule d’alors- « laisser une porte ouverte sur le ciel » … 

*****

 

Permettez-moi de vous associer, si vous le voulez bien, à une conclusion déiste qui va, je le crois, dans son sens. 

Etre fidèle à ceux qui sont morts…  C’est les faire vivre avec nous… Et la vie tronquée des disparus, alors germera sans fin ».

Et la vie tronquée des disparus, alors germera sans fin ». 

Notre père était un grand arbre.

 Nous, enfants, petits enfants, issus de ses racines, sommes lourds de sa disparition, sommes, si j’ose dire, c’est facile mais je ne peux m’en empêcher, un peu « glands » face à son décès. 

Mais, comme les petits chênes qu’il aimait tant, nous grandirons et nous essaimerons, la cime légère, heureuse, élevée par sa vision ouverte de ses ciels éternels !

 

El novembre 2017

 

 

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

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