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Petit hommage par devant à Auguste Derrière

Il aimait les poètes des Lumières,
Pour leurs écrits en vers luisants,
Et préférait la rousse d’hier, 
Aux petits roberts modernisant.

Il a osé en avance sur l’ère,
Car, qui ne tente rien, disait-il,
N’ira au camping au bon air,
Camper l’absurde avec style.

Les faisant danser en non-sens, 
Ses devises en coup de balai,
Ont influencé moult scènes,
De ses jeux de mots laids.

Il écrivait très gros à la débite, 
En considérant avec grand bien,
Tous ceux, dont les presbytes, 
Qui ne voient hélas pubien.

Certes, son humour est macho,
Mais, Mesdames, c’est un bon diable,
Et qui goûte à ce lapin chaud, 
Connait l’amour du râble.

Ses vieux imprimés modestes
- imprimé n’est pas un champion-
Vous déportent encore à l’ouest, 
Du côté des jeunes trublions.

Mais ne faisons de lui un mythe,
Pour l’exhiber à notre demande,
Il nous trouerait comme une mite,
Qui n’aimait pas les légendes.

Auguste Derrière qui luit 
N’appartient pas au passé,
Les rieurs resteront avec lui, 
Et les pas rieurs au tiercé.

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

Une réponse à “Petit hommage par devant à Auguste Derrière”

  1. Le 3 octobre 2016 à 23 h 52 min 010446g a répondu avec... #

    Hé! Hé! Merci! Tu me l’as fait découvrir!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Transhumance

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