Moqueries

Le grand arbre

Dans une enclave de Paris quinzième

Les fenêtres des appartements hlm   

Donnaient sur un platane centenaire

Qui était l’ami précieux des locataires

 

Le grand sage marquait toutes leurs saisons  

Prudent avec ses bourgeons avant floraison

Généreux en offre de nids aux corneilles

Le tout sans leur demander moindre oseille   

 

Sans leur  dire, l’arbre a été abattu

Par un propriétaire à la com qui tue

Ce n’est qu’un arbre dangereux à la coupe

D’un Paris quinzième à la découpe  

 

Ils habitaient la beauté d’un grand arbre

Aux fenêtres, le béton laisse de marbre

Une enclave a perdu de son charme

Et ne s’accroche plus qu’à saison des larmes     

 

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

Saffaetcharlotte |
Vis, Vole et Deviens... |
Les lendemains de la poésie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cheminfaisant56
| Lemeilleurdesblagues
| Autourdelapoésie