Bonnes lectures

Extraits des poèmes du recueil « Détournements entre autres » publié chez Edilivre (commande possible par edilivre.com/librairie ) sous le pseudonyme Manuel Papet.

Philippe

Nous fumions alors d’âcres troupes,

Comme si chaque rejet viril bleuâtre,

Transperçait immobile fumée de groupe,

Et renouvelait la flamme de notre âtre.

C’était temps libre où nous nous parlions,

Cherchant dans notre logorrhée l’antichambre,

Des exhalaisons de jeunes rébellions,

Contre remugles de ce monde en chambre.

 

À la rue

Notre vision le bouleverse à terre,

Il est perdu, seul, en manque, amer,

Et tente en buvant sans verre,

De se rassurer au sein de sa mère !

 

Éveil cosmique

Une nuit au milieu d’un désert perdu,

Me vint perception nomade éperdue,

Aussi étrange, intime et secrète,

Qu’éloignée de mes références abstraites.

 

L’accordéon et le politique

Il nous entraîne vers l’harmonie

Avec ses rythmes toniques

Il nous charme par polyphonies

Sur sa gamme diatonique

 

Ô dettes

Tant de braves à votre merci, ô dettes,

Ne trouvant en eux la distance du pardon,

Faiblissent en des dépenses qui endettent,

Et n’alimentent que boulimie de dondons !

 

Ode à la palissade

Vive la palissade et sa plastique !

Que j’aime sa dimension esthétique,

Qui délimite bellement les entrevues,

Par l’écologie dominante de ses vues !

 

Les dimanches en Isère

C’était le dimanche qu’ils étaient attendus,

Les étudiants arrivaient souvent en retard,

Le père les accueillait avec sous-entendus,

De celui qui se contient d’être en pétard.

 

Là-bas

Là-bas, y’aura tolérance à sa place,

Où elles pourront briser la pure glace,

Et la noircir par la percée de leurs crottes,

Sans redouter la débâcle par les bottes !

 

Haïkus approximatifs en cadeau de mariage à l’île d’Yeu

Pas de sourire au démarrage

Problème

D’haïku

Vent d’est

Souffle vers l’ouest

Femme, encor’ plus à l’ouest

Premières rides à âge mature,

Pincées de sel

Sur femme à fleur de caractère

Cheftaine de famille

Entraîneuse

Toujours prête

 

Prière à la Médaillée

La Médaillée, dont je suis chantre malotru,

Refoula durant saintes journées parlé cru,

Et réfréna moindre « merde » et cetera,

Afin qu’en rien la chose n’altérât,

Respect de tous, y compris usagers distraits,

Par le mot de Cambronne prononcé exprès !

Refrain : Vas-y la Médaillée !

 

Univers baroque

La clarté de leurs créations en trompe l’oeil,

Invite à intérieure promenade,

En diagonale des énigmatiques seuils,

Du mystère des leibniziennes « monades ».

Chacune bien close, de leur fond sombre,

Éclaire multiples plis d’un monde infini.

 

Ils sont à vous

Ils sont à vous ces termes mauvais

Vous les parents, futurs ex

D’une séparation qui couvait

Sous vos douleurs complexes

Vous les épouses et les époux

Pères, mères, bien attentionnés

Quand vous vous chercherez des poux

Et que vous vous mangerez le nez

 

Silences

J’ai voyagé en fusion d’un souffle chaud,

Vers les effeuilles des nuitées à Corfou,

Et la douce poillade d’un coeur d’artichaut,

Jusqu’aux nudités refroidies des amours fous !

 

Évangile selon Saint Verlan

En ce temps-là, après le 11 septembre, Jésus

déambulait sur le pavé d’une grande cité. Mahomet,

surnommé Momo, ou encore Ahmed vint à sa

rencontre…

Mahomet

Il est né le divin Oussama Ben Laden !

Par le prophète, il donne les clés de l’Eden !

Dans le mouv’, à donf les bubars fidèles,

Mort aux balances, aux ienchs infidèles,

Laden lave plus blanc l’habit de mes frères !

Guerre et polygamie, c’est ma prière !

Jésus

Momo tu t’es fait cersu par un gros mollah !

Ton barbare glincé n’est pas le fils d’Allah,

Mais de la C. I. A., des ricains, du pétrole !

T’es pire glandu que Popaul ma parole !

Comment veux-tu partouzer avec des bonnes,

Si tu les forces à être lookées nonnes ?

 

Ô mon Gillou

Quand elle dit non, si tu savais, Ô mon Gillou !

Tout ce que ça fait mal à hurler avec les loups !

Et pourtant silences mieux la raisonnent !

Lorsqu’elle parfois en hystérie se donne,

Ah qu’il ne faut pas en faire des tonnes !

 

Autocritique

Il rêvait à idéale croisière,

Épurée de leurs réalités éperdues,

Mais il la voyait avec les grosses oeillères,

D’un bourricot aux illusions perdues !

 

Haïkus approximatifs en bon souvenir de quelques enfants du bâtiment G

Il était leader, marrant

Hyper actif, entraînant

En mouvement

 

Management en normes iso

Dans l’entreprise tout en normes iso,

Plus besoin d’examen de conscience,

À risque de dédoublement schizo,

Suffit de suivre process de leurs sciences !

 

Vierge à cornes

J’adore une vierge immarcescible,

Mais en deçà d’une parole irascible,

Qui en veut à mort à qui soliloque,

Qu’un jour, elle finira bien en cloque !

 

Nouveau-né

En attendant votre nouveau-né,

Je me surpris à bien mal donner

Dans une question à déconner :

« Pourquoi ma peur du nouveau naît ? »

 

Prière pour les pauvres

Enviez-vous aux pauvres du monde,

Leur félicité par-delà leur trépas,

Pour jouir de richesses immondes,

Qui sert à leur paradis d’appâts ?

 

Notre père

À l’étroit dans ta famille monoparentale,

Nous savons pourquoi cette fleur s’est tirée !

Tu n’as pas permis à ses plus jolis pétales,

De se déployer, de vivre et de s’étirer !

 

Le cantique des quantiques

Elle attire par formes ésotériques,

Matheux aux intelligences qui ne font pouic,

Et les heureux d’un désir a-théorique,

Qui comme moi qui n’y entravent que couic !

 

Ô Sixtine riche de mes espérances

Ô Sixtine riche de mes espérances,

À l’intérieur de tes volutes gris pâle,

Cheminaient nus désirs de mes aberrances,

Vers l’annonce de jeunes couleurs papales !

 

Dans le cochon de Bretagne que tout soit bon

Un breton éleveur de quelques porcs et truies,

Donnant à voir de lui extrême droiture,

Dans sa relation enclose à autrui,

Tenait propos conformes à sa culture.

 

Les maisons en vacances

Plus personne ne vient les habiter,

Elles broient du noir dans leurs volets fermés,

Et en ont marre de leurs viduités,

Condamnées à mort dans l’enfermé.

 

Terra incognita

Pourquoi faudrait-il que l’autre inconnu,

Marginal, réfugié, voire clandestin,

Mettant nos nationales vérités à nu,

Soit hors frontières de nos communs destins ?

 

Éloge du bain dans l’eau froide

Si vous voulez vous sentir plus forts,

Repoussez vos limites de confort,

En trempant dans de froides eaux,

Vos personnes par-delà leurs grelots !

 

Sous l’ésotérisme érotique du complot

La r’voilà la théorie qui complote,

Bien duelle et manichéenne,

Dénonçant par une néo calotte,

Complot secret du diable qui l’enchaîne !

 

Nette rencontre

Dans la solitude, cocottes et cocos

Explorent sur les espaces de la toile,

Des échappatoires en possibles échos,

À leurs egos en panne de bonne étoile.

 

A la table de l’économie

A l’horizon rassis de l’économique,

Se rétrécissent en crétins stratégiques,

Individualistes bien conformes,

Aux bévues progressistes de ses normes !

 

Conscience poétique

Je ne suis qu’un mélange,

Entre le ça irrationnel,

Et un surmoi rationnel,

Libre d’être diable ou ange,

Lui dit la conscience.

 

Poème bien envoyé aux z’ utilisateursdes chiottes d’Ederlezi (bateau de course)

Si t’es secoué de bâbord à tribord,

Et que t’as l’estomac qui se tord,

Avant que tripes fassent surface,

En vomi sur équipiers du palace,

Dis-toi que le p’tit coin d’Ederlezi,

À cet usage sert bien z’ aussi !

 

Revenu de solidarité active

J’ai droit à une allocation,

Qui se banalise et s’éternise,

Autant qu’elle me stigmatise

J’ai un contrat d’insertion,

Qui me donne injonction,

D’aller à la production !

 

Le caillou blanc

Personne ne peut laver honneur jusqu’au blanc,

 

Le blues de la drague ratée

Ferons-nous promenade,

Irons-nous en baignade,

Boirons-nous citronnade,

Avant les tendres couillonnades ?

Refrain

Si je la drague comme ça, sûr, elle me voudra,

Et je resterai plus tout seul dans mes p’tits draps !

Acceptez très chère Inge,

Vous, blanche comme linge,

Que je vous fasse timide gringe,

Rouge comme fesses de singe !

Au refrain

 

Désaccord, et alors ?

Que le fils dépende de sa mère,

Je n’en suis plus qui en désespère.

 

El Camino

El Camino sort promeneur moyen du rang,

Le périple n’est pas une simple promenade,

Marcher de France jusqu’à Jacques le Grand,

Ne relève pas d’une espagnolade !

Mais d’où vient appel à marcher sur ses traces,

Est-ce un deuil, l’inconnu, l’ennui dans l’air,

La recherche d’un nouvel état de grâce,

En l’austérité du long pas solitaire ?

Est-ce par fidélité à chrétienté,

Regrets réacs des ordres médiévaux,

Ou exorcisme par long plat patienté,

De la modernité des sommets de Davos ?

 

Hommage à Frankie

On ne peut pas dire qu’il soit très beau !

Parmi les « fouteux », c’est le plus laid du lot !

Mais il joue comme un érotique robot,

Donnant plaisir qui mouille le maillot !

 

Te souviens-tu ?

Te souviens-tu, ô ma très chère maman,

Du pauvre gars en uniforme allemand,

Qui, nargué par de perfides femmelettes,

À Oradour a sorti ses allumettes ?

Refrain

 

Que c’est triste la crise

Que c’est triste la crise

Pour tous ceux qui l’endurent

Que c’est triste la crise

Quand longtemps, elle dure

 

Comment les taire ?

Commentaires objectifs

Paraphrasent mots d’auteur

Commentaires subjectifs

Excitent leurs prédateurs

 

Dernière fuite

Les fuites d’eau, les fuites embêtantes

Les fuites de gaz, les fuites entêtantes

Les fuites qu’on assume, celles qu’on subit

Les petites fuites de tous les acabits

 

Comptine

Berceuse binominale qui suggère aux gosses de ne pas

s’endormir en se prenant bestialement au sérieux

(pour les filles et les garçons en alternance).

 Assez de propos amphigouriques,

Fais dodo, sale bourrique ! (braie !)

Abandonne-toi à ma supplique,

Fais dodo, chieur de moustique ! (zzz)

 

Il suffit d’une seule arme

Il a suffi d’une seule arme

Et le sang a coulé en silence

A l’instant où tu m’as dit tristement :

« Jus ad bellum credo »

 

Appel à sponsors du 207

Expérimentés de la voile en course,

Et du bon soin aux mauvais chicots,

Ils voguent à fond sous la grande Ourse,

De leur cabinet jusqu’aux îles Cocos !

 

Donne à une fille rom

Refrain

Donne à une fille rom

Meilleur à ton école

Donne à une fille rom

Et tu verras comme tu aimeras

Y’ a des flics à sa porte

En agents de l’expulsion

Prêts à sa déporte

Hors votes en répulsion

Au refrain

 

Le tango de la névrose

Moi, je suis névrose, névrose,

Sous ta contenance des choses

Je soigne souffrances qui me causent

Je ne supporte pas de pause

 

Réponse parodique à une invitation

d’anniversaire du second Empire

À réception de votre altier portrait,

En beaux habits d’impériale noblesse,

Magnifique de vos soixante attraits,

Femmes se soumettent à votre laisse !

 

Vaches… Je vous aime

Quelquefois

Si douces

Quand sur p’tit lait je louche

Comme nous tous

Alors si douces…

Quelquefois

Si dures

Qu’à chaque morsure

Sa viande me dure

Longtemps me dure…

 

Deux haïkus de 2011

 

C’est l’horizon

C’est l’horizon indépassable

L’horizon libéral

Et de l’aventure

Des multinationales

Quand leur mondialisation

Tourne en maison close

On ne sent rien

Malgré la chose

 

Blues de l’écolo

Ouvriers, soyez énergiques écolos,

Enterrez vos restes dans la biomasse,

Et ne nous prenez plus pour de petits rigolos,

Qui ne mobilisent pas vraiment des masses !

Refrain

 

Ô ma p’tite mimi

J’t’aime ma p’tite quand tu balances,

Ta pétarade furieuse à foison,

Sur cible ennemie de tes pétulances,

On entend crevures en grande pâmoison !

Refrain

 

Questions sans réponse

Avait-elle tant besoin de restos,

De sorties et d’un week-end à Berlin,

Pour être infidèle derrière son dos

Et le traiter de violent gredin ?

 

Dans le port d’Sébastopol

Dans le port d’Sébastopol

Y’ a des drapeaux ukrainiens

Qui flottent plus dans l’aérien

Au large d’Sébastopol

Dans le port d’Sébastopol

 

 « A voté »

Refrain

J’ai national costume

J’ai peur qu’étrangers me fument

Mon p’tit pavillon

J’suis pour mes coutumes

Et aux urnes j’irons

 

Oligarque

Tu en croques

Et ça pue

Sous ton froc

D’ « m’as-tu vu »

Oligarque

T’as pas coeur

Mais le fric

Gardé par peur

D’la trique

 

À mes bonnes amies du G approchant la soixantaine

Amies, matures en âge de raison,

Aidez-moi à ne pas plonger en déraison,

Quand j’égare dans insensés grains de sable,

Conscience de rien en futur réalisable !

 

Tout va très bien, mon cher militant

Allô, allô, Jérôme, quelles nouvelles,

Absent depuis quinze jours,

Au bout du fil, je vous appelle,

Que vais-je trouver à mon retour ?

 

Aphorismes en prose sur l’enfant « Nunuche »

Il aimait marcher et rêver seul ainsi qu’un autre plaisir

solitaire.

Il se demandait quelle faute avait commise le petit

oiseau pour prendre sa volée.

Il étudiait la psychologie du prof pour en faire à son

école le moins possible.

Il s’entendait bafouiller lorsque ses oreilles rougissaient.

 

Il n’a pas changé

ll est toujours ce politicien dérangé

Qui se vantait d’être sincère

À qui on inventait des affaires

Il est toujours ce politicien riche

 

« On peut faire barrage, chef ? »

Tiens revoilà ces p’tits glands de bastonneurs,

Contre cons battants en tenue des principes !

Tous parés à la branlée entre crâneurs,

Pour le rôle de la plus grande dans le slip !

 

Salopard

Oh salopard, la femme n’est rien pour toi

Oh salopard, pourtant ne croit pas

Que tu peux, Oh salopard, sans t’en faire

L’abaisser dans ton bordel d’enfer

 

À la manif

Quand on y croyait encor’ un peu

Quand on gueulait ce que l’on veut

À la manif

Nous étions alors heureux

Y’avait, entre autres, trop sérieux

Léninistes qui jouaient aux preux

Et puis la Révolution

 

Proposition de chanson aux « enfoirés »

D’puis vingt-cinq ans, ils entonnent

Afin que l’homme de la rue

Un peu de son fric donne

À ceux qui sont à la rue

 

Ma Marseillaise

Refrain.

Allons z’ enfants de tous patriotes,

Groupons-nous, nous en sommes capables,

Autour d’un mot devenu haïssable,

Pour laisser son futur aux chiottes !

 

Sourate du 7 janvier 2015

 

Blues de la laïcité

Vous avez voulu la destituer

Ô laïcité

Au nom des fanatismes à tuer

Par vos trous de balle institués

Sans pitié à tuer

Ô la la, laïcité

Laïcité

 

Y’a un hic

Au parlement, j’ai admiré votre union laïque,

Mais, à l’hémicycle, y’a un hic,

Et en sont exclus des sous-hommes,

Sous prétexte qu’ils sont « roms » !

 

Réciter un poème à l’ancienne

Je ne sais pourquoi à la soixantaine,

Revenir vers un poème de La Fontaine,

 

T’as de beaux cieux,tu sais, mais j’en ris (de veau…)

Belle fin par délivrance,

D’une vie aux endurances,

Consciente de leurs chances,

Sa mort ne lui est pas rance !

 

Elle venait d’avoir quatre-vingt-dix ans

Elle venait d’avoir quatre-vingt-dix ans

Elle faisait peur aux p’tits enfants

Qui la trouvait conne

Pour ne pas l’entendre évidemment

Ils auraient bouffé en le voyant

Son sonotone

 

Vieille topique en manque de construction

Chez les acteurs de la construction du toit,

Il y a superposables intérêts en surmoi,

Entre « pas de ça chez nous » et droit à un toit,

Qui écrabouillent ces pauvres de leur moi !

 

C’est la morale fine comme un tonneau

Refrain

C’est la morale fine comme un tonneau

Gardez-vous en libres cerveaux

Des faux culs qui vous prennent pour veaux

Traitons-les d’enfants de salauds

 

Questions d’écriture

Écrire, est-ce s’écrire ?

S’écrire, est-ce s’écrier ?

S’écrier, est-ce se créer ?

Se créer, est-ce rire en secret ?

 

Haïkus approximatifs de plus en plus politiques

L’homme des dires

Verrouille

L’homme du faire

 

Tâche extrême

C’est vieille tâche qui attache et tâche et tâche,

Et jamais ne se détache, détache, détache,

Souvent en société elle ressort et sort et sort,

En prenant un nouvel essor, essor, essor !

 

Vivre

Je me sens pareil qu’à mon premier jour

Émerveillé par simple chanson d’amour

Les gens de ma sorte, il en est beaucoup

Savent-ils qu’ils portent une pierre au cou ?

 

Ne pas savoir lire

L’éventail de ses sentiments

Déplie raffinées douceurs

Jusqu’aux fourvoiements

Dans exclusives noirceurs

 

Riches de nous

Vous me suggérez que « le centre » est « en soi ».

Je vous crois et je m’en réjouis pour vous,

Car la découverte de l’amour de soi,

N’est pas qu’un petit onanisme qui s’avoue !

 

Les trois petits cochons et le clochard

Il me rappelle par les senteurs infectes,

De sa peau en maison excrémentielle,

Pire qu’une porcherie des plus abjectes,

Que sans-logis peut puer le démentiel,

Se dit en passant le premier des trois petits cochons.

 

La poésie

Sauvage plante à la croissance lente,

Du sens qui couve sous fleur entrouverte,

Ses peintures de musiques stimulantes,

Elle s’offre à l’enfantine découverte.

 

Roman

Aujourd’hui, ma petite rime me gonfle,

De sa prétentieuse généralité,

À donner lyrisme à prose qui ronfle,

Avec sa redondante théâtralité !

 

Merci

Famille « recompo » ne repart à zéro,

Dans la peau des Juliette et Roméo,

Vierge des postures du Kamasutra,

Et des douleurs en erreurs passées de Tantra !

 

À votre merci

Je m’ennuie sérieusement en lecture,

De ma toute petite littérature,

Et je ne peux la supporter en peinture,

Au regard des grands de l’écriture.

 

En secret

Dans ton intimité je découvre

Les petits mots idiots dont tu ris

Mais leur réclame les recouvre

D’une vulgarité qui les tarit

 

Gustave

Lorsque tu liras ces mots, mon très cher Gustave,

Ta voix aura gravi quelques octaves,

Mais tes propos resteront pour nous suaves,

Comme p’tit lait dont aujourd’hui tu te gaves !

A propos de leblogdelpapet

A publié chez Edilivre un recueil de poèmes "Détournements entre autres"

4 Réponses à “Extraits des poèmes du recueil « Détournements entre autres » publié chez Edilivre (commande possible par edilivre.com/librairie ) sous le pseudonyme Manuel Papet.”

  1. Le 6 juin 2019 à 8 h 33 min 010446g a répondu avec... #

    Toujours pleins de sagesses, tes écrits!
    BRAVO!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : 6 heures du mat

  2. Le 21 septembre 2018 à 8 h 20 min Caroline Bordczyk a répondu avec... #

    Merci pour cette info. Bon samedi !

  3. Le 31 août 2015 à 17 h 10 min Elpapet a répondu avec... #

    « Que ton vers soit la bonne aventure
    Éparse au vent crispé du matin
    Qui va fleurant la menthe et le thym…
    Et tout le reste est littérature. »

    Art poétique Verlaine

  4. Le 31 juillet 2015 à 16 h 54 min chasseurdimagesspirituelles a répondu avec... #

    Ah le noble pouvoir du poète,
    vulgariser en peu de mots l’essentiel de notre vérité,
    très bonne soirée à vous.

    Dernière publication sur Chasseur d'Images Spirituelles : Offrons cette réalité à notre éternité

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